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Le sergent Julie Arneau.

Portrait du Sergent ARNEAU Julie

Le sergent Julie Arneau, du 17e Régiment du génie parachutiste, a reçu la Croix de la Valeur militaire pour « acte de bravoure au combat». Si elle « n’a rien de plus que les autres », d’après elle, ceux qui la connaissent parlent de personnalité exceptionnelle.

Recevoir la Croix de la Valeur militaire pour « acte de bravoure au combat » , des mains du chef d’état-major de l’armée de terre, voilà une situation à laquelle le sergent Julie Arneau ne s’était pas attendue.

Savoir se dépasser

Chef de groupe génie combat au 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban, Julie, 24 ans, n’en demeure pas moins modeste. Pour cette sportive de haut niveau au franc sourire, le « dépassement de soi » a fait partie très tôt de son vocabulaire. Entre ses loisirs et le lycée sport-études, elle s’exerce à d’autres talents : golf, natation, ski, judo… Elle passe sa ceinture noire peu avant d’entrer à l’ École des sous-officiers de Saint-Maixent. Pendant une préparation militaire au 17e RGP, elle découvre le saut en parachute. Nouvelle passion, le parachutisme sportif entre dans la liste de ses « loisirs ».

Le 17e RGP en ligne de mire, elle profite des quelques mois qui lui restent avant le début des cours à l’École des sous-officiers pour passer son brevet para. Puis c’est l’entrée à Saint-Maixent pour huit mois de formation spécialité « génie combat ». Quand elle s’installe enfin au « 17 », en janvier 2007, on la prévient : « Il y a peu de filles dans le génie, cela risque d’être difficile ». Rapidement, ses supérieurs lui confient un groupe expérimenté. Elle écoute et observe alors beaucoup, « surtout les anciens » . Elle apprend vite et sait se faire apprécier.

« Nous l’avons évacué pour le faire soigner »

Un an et demi plus tard, elle intègre une équipe de fouille opérationnelle qui part six mois en Afghanistan. Une « superbe opportunité » qu’elle accepte immédiatement, malgré les risques inhérents à ce théâtre. Dans l’équipe, elle est la plus jeune, la seule femme, et l’un des trois sous-officiers parmi une dizaine de militaires du rang. « Je me suis dit que c’était à moi de m’adapter » . Ses hommes attendent beaucoup d’elle. Du haut de son mètre soixante-cinq, elle reste souriante, faisant fi des 50 kg de matériel et de l’hostilité du terrain. Deux moments forts marqueront son séjour afghan. « La découverte d’une importante cache de munitions en Surobi… Et une infiltration de village à pied, en Kapisa. La patrouille s’était bien passée, mais au moment du repli, nous avons été pris sous le feu. Un civil afghan a été blessé. Nous l’avons évacué pour le faire soigner » . Elle finit par lâcher que ses camarades et elle l’ont porté sur près de deux kilomètres, toujours sous la menace. Ce qui lui a valu la Croix de la Valeur militaire. Gênée, elle secoue la tête : « Je n’ai rien fait de plus que les autres… » Son entourage professionnel évoque pourtant une personnalité hors normes. Aujourd’hui rentrée d’Afghanistan, elle se prépare avec son groupe à un départ en Nouvelle-Calédonie, tout en continuant à s’entraîner à ses sports favoris. Autant dire qu’elle souffle peu. Elle s’en défend, pourtant, affirmant qu’elle trouve du temps pour ses proches. Elle se voit même fonder une famille. « Je me calmerai bien un jour, forcément ! »

Portrait réalisé en mars 2011 par Cynthia Glock

Source: www.defense.gouv.fr

 

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