Historique du 17

Le génie parachutiste, qualificatif qui a remplacé celui d’aéroporté, apparaît à la fin de la seconde guerre mondiale. Mais le numéro 17, dans l’arme du génie, est bien antérieur à l'histoire de notre actuel Régiment. D’ailleurs sur les soies de son drapeau figure l’inscription "GERMERSHEIM", haut fait d’armes des propulsistes du 17e Régiment colonial du génie qui firent merveille lors du franchissement de vive force du Rhin, le 31 mars 1945. Le 17e Régiment du génie parachutiste a l’honneur d’être héritier en filiation directe de ce glorieux régiment de l’Armée d’Afrique et de la 1ère Armée (Rhin et Danube), d’en détenir les traditions et d’en entretenir la mémoire.
Les premiers exploits mettant en valeur la spécificité génie au sein des troupes d’assaut par la 3e dimension, datent de soixante-dix ans déjà. En effet, le 10 mai 1940 les sapeurs parachutistes allemands s’illustrèrent par la magistrale prise du fort d’Eben Emael par un enveloppement vertical sur le canal Albert en Belgique.
Dès le 1er août 1946, le 17e Bataillon du génie, à composantes aéroportées, est recréé à partir du 91e Bataillon installé en Algérie. Dissout trois mois plus tard, ses compagnies sont intégrées au génie divisionnaire de la 25e Division aéroportée. Les réorganisations successives des structures aéroportées conduiront en février 1949 à la création du 17e Bataillon du génie aéroporté à Hussein-Dey et a son transfert à Castelsarrasin avec le retour des unités basées en Afrique française du Nord (Algérie, Maroc) et à Mont de Marsan.
Le bataillon alimentera par relèves successives les sections parachutistes en Indochine. Auparavant, c’est à partir d’Algérie que les sections du génie parachutiste étaient envoyées en Extrême Orient. Une section appartenait au 61e Bataillon colonial du génie. Elle s’illustra notamment avec le 1er Bataillon parachutiste de choc à Cao Bang en 1947. Une autre section, qui se distingua particulièrement en Cochinchine et en Sud-Annam, appartenait au 71e Bataillon colonial du génie. La 17e Compagnie parachutiste du génie fut créée en octobre 1953 à partir de cette section, de la section de garde et d’appui (Tonkin) et de la section génie de la Base aéroportée nord (Hanoï). Sous les ordres du capitaine Du Boucher, qui s’était illustré lors de l’opération Hirondelle à Lang Son le 17 juillet 1953, la 17e Compagnie parachutiste du génie effectua son premier saut de guerre dès le 20 novembre sur Dien Bien Phu dans le cadre de l’opération Castor.





Ainsi, la spécificité du génie parachutiste fut rapidement reconnue en Indochine et son indispensable appui conduisit le commandement à engager ses sapeurs qui surent tenir leur place et justifier leur emploi dans l’esprit de bravoure et d’abnégation commun à ces nouveaux soldats d’élite qui "descendus du ciel découvraient l’enfer".
On ne peut clore ces premiers pas marqués d’éclat et de bravoure sans évoquer ceux qui se portèrent volontaires pour servir en Corée au Bataillon Français de l'ONU où ils se distinguèrent sans exception à l’image d’un des leurs qui à court de munitions fustigea ses hommes par un ordre sans ambiguïté : "maintenant les gars, on se bat à la française" avant d’être submergé par le nombre.
Le 1er novembre 1954 marque le début des "évènements" d’Algérie. Dès la mi-novembre, les sapeurs parachutistes du 17e Bataillon du génie aéroporté sont envoyés dans les départements d’Algérie française. Deux compagnies de génie aéroporté sont créées - la 60e et la 75e - unités formant corps et organiques des deux divisions parachutistes (la 10e et la 25e DP). Le 17e Bataillon du génie aéroporté devient Centre d’instruction du génie aéroporté n° 17 et alimente en sapeurs parachutistes les deux compagnies d'Algérie.




Ainsi, de 1954 à 1962, les sapeurs parachutistes assureront des missions essentielles : ouverture d’itinéraires avec opérations de déminage, fouille et réduction de multiples sites souterrains, grottes et caches, construction de réseaux électrifiés sur le barrage algéro-tunisien (ligne Morice), réalisation de pistes, participation aux opérations de ratissage…

En 1956, la 60e sera engagée en Egypte dans l’opération franco-britannique de Suez dans ses deux composantes amphibie et aéroportée. En 1961 en Tunisie, la 60e interviendra à Bizerte où la 75e (devenue 61e) sera envoyée en 1962.

Le 1er janvier 1963, le 17e Régiment du génie aéroporté est créé à Castelsarrasin à partir des deux compagnies de retour d'Algérie et des personnels du Centre d'instruction du génie aéroporté n° 17. Il interviendra à Djibouti, au Gabon, au Tchad et en Martinique. Dissout de juillet 1971 à juillet 1974, les 1ère et 3e compagnies de combat du 17 subsistent au sein de régiments interarmes, respectivement au 1er Régiment de hussards parachutistes à Tarbes et au 35e Régiment d'artillerie parachutiste à Auch.

Recréé en 1974 à Montauban, le 17 interviendra à nouveau au Gabon, à Djibouti, au Tchad, et c’est le 27 mars 1978 que le régiment prend son actuelle appellation :
17e Régiment du génie parachutiste.
Depuis 1978, le régiment a été constamment engagé sur tous les théâtres d’opération où l’Armée française a été projetée dans l’urgence , en commençant par le Moyen Orient où il a servi durant vingt mandats successifs au sein de la Finul au Sud Liban puis à Beyrouth, en Irak, au Koweït. En Afrique : au Tchad, en République Centre Africaine, au Gabon, au Togo, en Somalie, au Rwanda, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Mozambique, en Mauritanie. Dans les Balkans : en Bosnie et au Kosovo. En Asie : au Cambodge, au Pakistan, en Afghanistan… et dans les Départements et Territoires d’Outre Mer.
Par la maîtrise de leurs savoir-faire tactiques et techniques spécifiques, les sapeurs parachutistes ont acquis une réputation internationale et notamment une solide notoriété en matière de déminage, ce qui a conduit à les qualifier de "démineurs de l’espoir". Leur rusticité, leur ingéniosité, leur réactivité, leur esprit d’innovation ont amené à établir un parallèle entre le régiment et l’incontournable et précieux couteau suisse !
Tous ces engagements ont immanquablement été accompagnés du sacrifice de nombreux sapeurs parachutistes. Depuis 1978, une trentaine de cadres et de soldats ont donné leur vie et une quarantaine d’autres sont durablement marqués dans leur chair.
Ainsi depuis 1944, le 17 a participé à tous les grands engagements de l'armée française.

Et fidèle à la devise de ses Anciens « Sapeur suis, Para demeure » le 17e RGP, au profit de la 11e Brigade parachutiste, se prépare, anticipe, s’instruit, s’entraîne et innove pour affronter, partout dans le monde, tous les défis qui ne manqueront pas de survenir.
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Les chefs de corps
17e Régiment Colonial du Génie (RCG)
| - Lieutenant-colonel MARMILLOT | du 1er mars 1944 au 22 novembre 1944 |
| - Colonel PENARD | du 23 novembre 1944 au 1er décembre 1945 |
Section Parachutiste du 61e Bataillon Colonial Génie (BCG)
| - Sous-lieutenant GRAFF | de septembre 1947 à décembre 1948 |
1ère Section Parachutiste du Génie du GLAP (Base Aéroporté Nord)
| - Lieutenant MEYRAN | de juillet 1948 au 11 décembre 1948 |
| - Lieutenant GUICHARD | du 12 décembre 1948 au 1er octobre 1950 |
2e Section Parachutiste du Génie (Base Aéroporté Nord)
| - Lieutenant ELISSALDE | du 02 octobre 1950 au 1er août 1952 |
3e Section Parachutiste du Génie (Base Aéroporté Nord)
| - Lieutenant DU BOUCHER | du 02 août 1952 au 19 novembre 1953 |
Section Parachutiste de la 2e Cie du 71e Bataillon Colonial Génie (Base Aéroporté Sud)
| - Lieutenant TOUX | de janvier 1948 à août 1949 |
| - Lieutenant PAGES | d’août 1949 à septembre 1949 |
| - Lieutenant JUSANX | de septembre 1949 à juillet 1951 |
| - Lieutenant MEMAIN | de juillet 1951 à novembre 1953 |
17e Compagnie Parachutiste du Génie (CPG)
| - Capitaine DU BOUCHER | du 20 novembre 1953 au 21 septembre 1954 |
| - Lieutenant RAGOT | du 22 septembre 1954 au 31 décembre 1954 |
| - Lieutenant THORAUD | du 1er janvier 1955 au 30 juin 1955 |
17e Bataillon du Génie (BG) de la 25e Division Aéroporté
| - Capitaine EGLIN | du 1er août 1946 au 30 octobre 1946 |
Génie de la 25e Division Aéroporté
| - Chef de bataillon DEBRAY | du 1er novembre 1946 au 31 décembre 1947 |
| - Chef de bataillon HAYARD | du 1er janvier 1948 au 31 juillet 1948 |
Groupement du Génie n°17 (GG 17)
| - Chef de bataillon HAYARD | du 15 août 1948 au 15 février 1949 |
17e Bataillon du Génie Aéroporté (BGAP)
| - Chef de bataillon HAYARD | du 16 février 1949 au 31 janvier 1952 |
| - Chef de bataillon ANGLARD | du 01 février 1952 au 25 juin 1954 |
| - Chef de bataillon MARGUERITAT | du 26 juin 1954 au 07 juin 1956 |
| - Chef de bataillon CHARLET | du 08 juin 1956 au 10 août 1956 |
| - Capitaine FANGET | du 11 août 1956 au 25 janvier 1957 |
| - Chef de bataillon CHARLET | du 26 janvier 1957 au 31 décembre 1957 |
Centre d’instruction du Génie Aéroporté n°17 (CIGAP 17)
| - Chef de bataillon CHARLET | du 1er janvier 1958 au 04 mai 1958 |
| - Chef de bataillon GARRETTE | du 05 mai 1958 au 11 septembre 1961 |
| - Chef de bataillon FANGET | du 12 septembre 1961 au 31 décembre 1962 |
60e Compagnie du Génie Aéroporté (CGAP)
| - Capitaine PERROT | du 1er octobre 1955 au 15 mars 1957 |
| - Capitaine MARINELLI | du 16 mars 1957 au 24 juin 1958 |
| - Capitaine HENRY | du 25 juin 1958 au 31 août 1960 |
| - Capitaine PATRON | du 1er septembre 1960 au 07 octobre 1962 |
| - Capitaine FERRAND | du 08 octobre 1962 au 31 décembre 1962 |
75e Compagnie du Génie Aéroporté (CGAP)
| - Capitaine MARTZEL | du 1er juin 1956 au 29 mai 1957 |
| - Capitaine PRIMAUX | du 30 mai 1957 au 08 juin 1959 |
| - Capitaine BASTID | du 09 juin 1959 au 26 juillet 1960 |
| - Capitaine PINEAU | du 27 juillet 1960 au 1er mai 1961 |
61e Compagnie du Génie Aéroporté (CGAP)
| - Capitaine PINEAU | du 1er mai 1961 au 30 novembre 1962 |
| - Capitaine LEVIN | du 1er décembre 1962 au 31 décembre 1962 |
17e Régiment du Génie Aéroporté (RGAP)
| - Chef de bataillon FANGET | du 1er janvier 1963 au 02 octobre 1963 |
| - Lieutenant-colonel PANTALACCI | du 03 octobre 1963 au 13 septembre 1966 |
| - Lieutenant-colonel CAMPET | du 14 septembre 1966 au 12 septembre 1968 |
| - Lieutenant-colonel MARINELLI | du 13 septembre 1968 au 26 septembre 1970 |
| - Lieutenant-colonel DU BOUCHER | du 27 septembre 1970 au 30 juin 1971 |
| - Lieutenant-colonel MARTIN | du 1er juillet 1974 au 11 juillet 1976 |
| - Lieutenant-colonel LE BRIS | du 12 juillet 1976 au 12 juillet 1978 |
17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP)
| - Colonel ROQUEJEOFFRE | du 13 juillet 1978 au 20 juillet 1980 |
| - Colonel FERRAND | du 21 juillet 1980 au 26 juillet 1982 |
| - Colonel QUESNOT | du 27 juillet 1982 au 12 juillet 1984 |
| - Colonel FAUCHIER | du 13 juillet 1984 au 30 juillet 1986 |
| - Colonel MAGON de la VILLEHUCHET | du 31 juillet 1986 au 26 août 1988 |
| - Colonel RANSON | du 27 août 1988 au 06 juillet 1990 |
| - Colonel PEYREFITTE | du 07 juillet 1990 au 21 août 1992 |
| - Colonel DUPRE | du 22 août 1992 au 24 août 1994 |
| - Colonel CAMBOURNAC | du 25 août 1994 au 30 août 1996 |
| - Colonel PECCHIOLI | du 31 août 1996 au 30 juillet 1998 |
| - Colonel SZWED | du 31 juillet 1998 au 28 juillet 2000 |
| - Colonel BERGER | du 28 juillet 2000 au 27 juillet 2002 |
| - Colonel DOMINGUEZ | du 28 juillet 2002 au 29 juillet 2004 |
| - Colonel KUNTZ | du 30 juillet 2004 au 28 juillet 2006 |
| - Colonel ESPARSA | du 27 juillet 2006 au 16 juillet 2008 |
| - Colonel JOUSLIN de NORAY | du 17 juillet 2008 au 16 juillet 2010 |
| - Colonel POITOU | le 17 juillet 2010 |
Le régiment
